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| | | Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) | |
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| Auteur | Message |
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Fan-Belyzel ¤ Belyzelien Engagé ¤


Nombre de messages: 814 Age: 18 Localisation: Yvelines Date d'inscription: 29/10/2006
 | Sujet: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Jeu 23 Juil - 17:42 | |
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EDIT / SUITE DU ROMAN EN FIN DE PAGE
Voici la publication d'un extrait de mon premier roman autobiographique J'attends vos réactions ... SOURIRE TRISTE Non, non et non. Tout simplement non. Rien envie de faire. Rien envie de dire. Envie de rien. Rien du tout. Je nage dans le néant. Je n’ai même pas l’envie d’y patauger. C’est très désagréable cette sensation de vide… Serais-je l’incarnation de ce Rien par excellence, sorte d’effrayante conséquence d’une terrible absence d’amour et d’eau fraîche ? - « Hello ! My name is Zéro … » Zéro envie, zéro désir, zéro plaisir, zéro sens, zéro sur vingt … Zéro neurones ! De toute façon, il n’y a que moi pour trouver des surnoms aussi débiles… Je ferais mieux de m’appeler « Connerie » et tout ira pour le mieux dans le meilleur des néants. Doux silence spirituel, exquise absence charnelle: le néant est mon idole, je suis fan du néant. Un point c’est tout. Je mène une vie absurde, car au départ, c’est la Vie qui est absurde. Je l’ai toujours su, ou plutôt j’ai toujours cru le savoir… C’est évident, la Vie est un flux d’abrutis impuissants et déprimés. Et ils sont chiants : toujours à se poser des questions toutes plus connes les unes que les autres. Ce Quizz géant ne finit jamais; un vrai cercle vicieux de question dites existentielles. - « Tu me trouves grosse ? » - « T’aimes bien mon parapluie ? Sans lui, je suis perdu… » - « Dis, est-ce que tu m’aimes ? Vraiment ? Fort, fort ? A l’infini ? » - « On fait un enfant ? » Faire un enfant, parlons-en. Ca aussi, c’est absurde. Comme quoi, la naïveté engendre la naïveté. Voilà pourquoi je décrète la race humaine en voie d’extinction imminente. Et cette naïveté contribue grandement, non pas au Produit International Brut, mais à la connerie collective, fruit de notre abrutissement progressif lorsque les choses nous dépassent. Faites des enfants : nous courons tout droit au suicide! Quand je vous dis que la Vie est absurde. Maintenant, il s’agit d’un accessoire ‘Snob’ que seulement l’élite peut se payer. C’est une mode comme une autre. On est « in » ou on est « out », autrement dit : on est vivant ou on est mort. Aujourd’hui, le comble du chic n’est pas de vivre, mais de périr quelque part entre tristesse et morosité, aux alentours du mal-être et du petit bourg de la dépression. Pauvre Humain. Pauvre chose. C’est triste, non ? J’établis tout de suite un lien : ma vie est triste. Triste à pleurer, triste à vomir, triste à se rouler par terre, triste à sauter du haut d’un building. Tout simplement triste. Lorsque je suis né, « quelque chose est monté alors en moi, que j’ai accueilli par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse ». Je me souviens encore de la tête de la sage-femme et de mes parents lorsque j’ai souhaité la bienvenue à ce sentiment morose. J’étais d’un calme olympien et eux, pauvres pantins abusés des joies de l’accouchement, pleuraient avec entrain et admiration… - « Bonjour Tristesse . - Oh, comme il est mignon ! Il a l’âme littérairement extraordinaire; crie avec plaisir la sage-femme. - Il sait déjà parler ; admire le père. - Oui, il est à croquer ; s’extasie la mère. » Mes parents m’ont aimé, m’aiment toujours. J’aime mes parents, et cela continuera ainsi jusqu’à ma mort. Je déteste ma vie, je me déteste… Mais je sais Aimer. Oui çà m’arrive de temps à autre. Votre famille vous aime, quoi de plus normal ? Mais quand vous tombez amoureux et que cet Amour n’est pas réciproque, c’est scandaleusement triste. Je n’ai vécu que ce genre d’Amour dans ma Vie : à sens unique. Jamais quelqu’un ne m’a vraiment aimé au point de dire : « Je t’aime ». Ma famille, seulement, m’a répété cette phrase aux milles et une douceurs. Mais c’est tout. Je me souviens de chaque fois où j’ai entendu ces mots : je ne les ai jamais lus sur les exquises lèvres de mon âme sœur. Ainsi, je n’ai jamais conjugué le verbe « être aimé » à la première personne du singulier. J’aurai pu le faire, mais c’eût été me mentir. Du fait de cette absence d’amour, je me suis coupé de tout. Et du « Tout » en lequel j‘avais une confiance naïve et aveugle, je suis passé au « Rien ». Et à force de prier ce nouveau Dieu, je ne suis plus rien. Le néant c’est moi. C’est le mort en un corps vivant. C’est l’homme qui s’est noyé trop longtemps dans les illusions de l’Amour. L’Amour est un mensonge et il se plaît à nous mentir à l’infini plus un jour… Je sais, j’ai toujours été spécial en terme d’Amour. C’est toujours parti dans tous les sens. Je me plais à parler de ma vie privée comme d’un bazar bordélique. Oui je sais, je fais des pléonasmes. Mais je suis tellement seul : je n’ai que çà à faire. Vous ne comprenez pas? Je m’en doutais. Qui pourrait me comprendre mieux que moi ? Pour saisir l’effrayante substance de mes sentiments passionnants, il faudrait inhaler mon âme; cette essence évaporée vous permettrait de lire en moi, comme dans un livre ouvert. C’est pourquoi ce bouquin inutile où j’ai inscrit mes souvenirs, sera votre Opium. Lisez, fumez où inhalez les cendres de ces pages. Faites comme bon vous semble, mais je vous en supplie : comprenez-moi. Je n’aurai qu’une dernière chose à dire : « Lisez ou fumez-en tous : ceci est mon âme sur papier, traduite pour vous ».
Chapitre I : Au-delà du filet
Adolescence, sombre période où flou artistique et doute se côtoient avec un sadisme prononcé. On est perdu, mais on s’amuse. On pense à l’avenir, mais on ne fait qu’effleurer cette pensée. On est sur une balance, entre deux mondes, en équilibre. Mais tout semble instable et prêt à s’effondrer. Les sentiments que l’adolescence nous accorde entre deux crises d’un ridicule à tomber par terre, sont les plus ambigus que je connaisse… J’étais d’une timidité stupide avec le corps professoral. Je ne parlais pas beaucoup en classe. Je me noyais dans un silence, à la fois bête et sur-bête. J’avais adopté une attitude « Cause toujours, tu m’intéresses pas ». Stoïque, froid et distant étaient les adjectifs que l’ont m’attribuait. J’avais quelques amis que j’affublais des terribles caractéristiques « accessoires », « optionnels », « facultatifs »… Car je n’avais pas vraiment besoin d’être entouré. Je voulais que l’on me fiche la paix. Une paix emplie de solitude, de solitude et surtout … de solitude. Je haïssais de tout mon être, les élèves qui parlaient pour ne rien dire et ils me le rendaient bien. Je n’avais pas encore compris le fonctionnement de la société : « l’hypocrisie est la clé de l’ascenseur social ». Quand un de ces élèves sans âme venait me parler, il pouvait saisir dans ma verve assassine, la haine inexplicable que j’entretenais envers lui.
Dernière édition par Fan-Belyzel le Lun 10 Aoû - 17:59, édité 3 fois |
|  | | fan de Najoua Belyzel ¤ Belyzelien Acharné ¤


Nombre de messages: 1676 Age: 19 Localisation: Annecy Date d'inscription: 27/03/2009
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Jeu 23 Juil - 18:52 | |
| Sincèrement, je trouve ton texte magnique, il est bien écrit et presque aucune erreur d'orthographe! Quand je lis un texte j'aime bien quand c'est écrit correctement car si on est obligé de déchiffrer chaque mot ça devient pénible au bout d'un moment! :176: Mais là je te dit chapeau Morgan, j'ai vraiment adoré lire ton texte! :110: J'aimerai trop connaître la suite sinon je l'imaginerai tant pis! En tout cas j'aime ta façon d'écrire un texte, continu comme ça c'est tout simplement merveilleux!  |
|  | | Julien ¤*¤ Belyzelien Certifié ¤*¤


Nombre de messages: 3856 Age: 17 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 17/02/2007
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Jeu 23 Juil - 22:37 | |
| C'est Très Très Fragile , Très Frais encore j'ai l'impression .. _________________ JE T ' AIME |
|  | | ¤ChArLèNe¤ ¤ ADMiNiSTRaTRiCe ¤


Nombre de messages: 2860 Age: 19 Localisation: Nancy Date d'inscription: 12/02/2006
 | |  | | Julien ¤*¤ Belyzelien Certifié ¤*¤


Nombre de messages: 3856 Age: 17 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 17/02/2007
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Ven 24 Juil - 10:04 | |
| Pour compléter mon Message , J'Aime Beaucoup , ce n'est pas évident de publier d'Aussi longues lignes sur sa Propre Vie .. “ Quand un de ces élèves sans âme venait me parler, il pouvait saisir dans ma verve assassine, la haine inexplicable que j’entretenais envers lui. ”  Bonne Continuation .. :clignebleu: _________________ JE T ' AIME |
|  | | Fan-Belyzel ¤ Belyzelien Engagé ¤


Nombre de messages: 814 Age: 18 Localisation: Yvelines Date d'inscription: 29/10/2006
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Ven 24 Juil - 22:15 | |
| Ce que vous dites me touche vraiment du fond du coeur .
Merci à toi Charlène =) Merci, vraiment . Je suis très touché de voir que tu as été sensible à ce texte et que tu t'y es retrouvée .
Merci à toi Julien pour tes impressions =) Que veux-tu dire par " Très frais encore" ?
Merci enfin à toi, Fan de Najoua Belyzel pour ton avis et tes encouragements 
Content de vous avoir toucher . Je posterai peut-être la suite, si ce premier morceau plaît à beaucoup de Belyzeliens .
Merci à vous trois, vraiment . Vous m'avez redonné un bout de sourire
<3 <3 <3
awww je suis tout content . |
|  | | Julien ¤*¤ Belyzelien Certifié ¤*¤


Nombre de messages: 3856 Age: 17 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 17/02/2007
 | |  | | Fan de Najoua ¤ Belyzelien Acharné ¤


Nombre de messages: 1778 Age: 16 Localisation: Bordeaux Date d'inscription: 27/10/2008
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Mer 29 Juil - 18:06 | |
| C'est Très émouvant , Très triste & Très beau. Vraiment c'est merveilleux ... Bonne continuation à toi. |
|  | | Fan-Belyzel ¤ Belyzelien Engagé ¤


Nombre de messages: 814 Age: 18 Localisation: Yvelines Date d'inscription: 29/10/2006
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Lun 10 Aoû - 17:42 | |
| Voici la suite du Roman vu que vous avez l'air d'apprécier . Pour info : le chapitre I a été renommé "L'Etrange Garçon" ( clin d'oeil aux remerciements à la fin de Entre deux Mondes - En Equilibre ) .
ENJOY Chapitre I : l’étrange garçon
Adolescence, sombre période où flou artistique et doute se côtoient avec un sadisme prononcé. On est perdu, mais on s’amuse. On pense à l’avenir, mais on ne fait qu’effleurer cette pensée. On est sur une balance, entre deux mondes, en équilibre. Mais tout semble instable et prêt à s’effondrer. Les sentiments que l’adolescence nous accorde entre deux crises d’un ridicule à tomber par terre, sont les plus ambigus que je connaisse… J’étais d’une timidité stupide avec le corps professoral. Je ne parlais pas beaucoup en classe. Je me noyais dans un silence, à la fois bête et sur-bête. J’avais adopté une attitude « Cause toujours, tu m’intéresses pas ». Stoïque, froid et distant étaient les adjectifs que l’ont m’attribuait. J’avais quelques amis que j’affublais des terribles caractéristiques « accessoires », « optionnels », « facultatifs »… Car je n’avais pas vraiment besoin d’être entouré. Je voulais que l’on me fiche la paix. Une paix emplie de solitude, de solitude et surtout … de solitude. Je haïssais de tout mon être, les élèves qui parlaient pour ne rien dire et ils me le rendaient bien. Je n’avais pas encore compris le fonctionnement de la société : « l’hypocrisie est la clé de l’ascenseur social ». Quand un de ces élèves sans âme venait me parler, il pouvait saisir dans ma verve assassine, la haine inexplicable que j’entretenais envers lui. Un jour, un élève auquel je n’avais jamais vraiment fait attention, vint à moi, pour entamer une conversation, ô combien digne d’un psychologue . - « Pourquoi tu fais la gueule ? - Je ne fais pas la gueule. - Tu es triste alors ; s’inquiètait le pantin en face de moi. - Je ne l’ai pas choisi . - Tu as des problèmes ? - Bien sûr que oui. Tu as d’autres questions débiles de ce genre ? Tout le monde a des problèmes, crétin. - Tu es fâché ? - Non. - Tu ne m’apprécies pas ? - Je ne sais pas. - Tu me détestes, comme tu détestes tous les autres ? » Moment de faiblesse : frisson dans le dos et yeux ronds de ma part; sourire chez lui. Quelqu’un me comprenait. Il fallait que j’élève son rang. - « Prénom, monsieur le psychologue ? - David. » Je l’élevais immédiatement au rang « David », délaissant ainsi le plus-que-cheap « Quelqu’un ». Quel adjectif lui donner ? Ce garçon semblait ne pas convenir aux catégories habituelles ( accessoire, optionnel, facultatif ). Je décidais avec un étrange enthousiasme, de le qualifier d’ « intéressant ». - « Hé ! Je t’ai vu ! - Quoi ? - Tu as souri ; murmura-t-il avec un air ravi. - Tu es naïf ; répondis-je, gêné. - Ah ouais ? - Oui. - On mange ensemble ce midi ? - Euh … Je … Tu … Nous … C’est que … C’est d’accord. » A compter de ce jour si étrange, je mangeais tous les midis avec David. Je passais mon temps avec David. Parfois, je souriais avec David. A croire qu’il me comprenait et qu’il lisait dans mes pensées. Je trouvais cela terriblement agaçant. Un jour, je me suis levé de tout mon Moi corporel ( j’invente de jolies notions, je trouve ) et je me suis planté en face de lui. Tel l’E.T. moyen, tout droit sorti d’un film de Spielberg, j’ai collé l’extrêmité de mon index sur son front. Avec un regard grave, j’ai conclu : « tu es fort, très fort ». Il a simplement laissé se dessiner un sourire sur ses lèvres. Etrange garçon, ce David … Mais intéressant. Il était d’une nature très observatrice, comme s’il en avait fait son passe-temps favori. Il observait, tout simplement. Et il le faisait bien. J’aimais ce silence qu’il imposait, auquel je répondais sans discuter. Il observait avec attention le moindre détail, la moindre faille et faisait toujours preuve de subtilité. J’appréciais qu’il m’observe, moi. J’aimais que ses yeux me dévisagent, puis me transpercent. J’aimais cette fouille au corps psychique, cette analyse mentale de ma cervelle. Ne pouvant contenir plus longtemps le plaisir de lui servir de cobaye, je souriais. - « Ce qui est dommage, c’est que tu as un sourire triste ; avait-il balancé entre deux gorgées d’eau, un midi. » Un sourire triste ? C’est quoi ce bordel ? - « Un sourire … Triste ? - Oui. » Je ne savais pas comment le prendre. - « C’est impossible de sourire et de rester triste, non ? dis-je avec hésitation et doute. - Non. » Le silence s’établit de nouveau et pour la première fois, je le trouvai pesant et insupportable.
Chapitre II : la larme d’un reflet
Cela faisait quelques jours que je pensais à cette remarque que David m’avait faite : « Tu as un sourire triste ». Je ne comprenais toujours pas. Un matin, je me suis regardé dans le miroir de ma salle de bain : j’ai tenté un sourire. J’ai forcé mon visage à esquisser le bonheur. Ce fut laid. J’ai commencé alors à surveiller mes lèvres dans le miroir, au moins cinq fois par jour. La salle de bain devint une sorte de résidence secondaire. Je passais ma vie à me trouver des prétextes pour me retrouver en face du miroir sans trop culpabiliser et m’inquiéter de mon obsession. Je me découvrais une passion pour me laver les mains, un loisir dans le brossage de dents et quant au sèche cheveux, il servait de chauffage, de ventilateur et même parfois de micro. J’étais tout à fait ridicule. Je trouvais cela très amusant. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai fini par décrocher à cette bouche arrogante, un sourire, discret certes, mais tellement franc. A ce moment précis, j’ai compris. Je suis resté une après-midi entière devant le miroir, à fixer le reflet de mon sourire, si on peut appeler ça ainsi. J’étais partagé entre l’euphorie et l’amertume. Déchiré entre « Ca me fait du bien » et « J’ai mal à moi ». Une larme a coulé le long de ma joue : terrible contraste avec le sourire qui restait gravé sur mes lèvres. La voix de David résonnait entre mes quelques neurones : « Sourire triste … Sourire triste … Sourire triste … ». J’articulais péniblement pour la deuxième fois de ma vie, dans un soupir lent : « Bonjour Tristesse. Ca faisait longtemps ». Le jour de ma naissance, les gens m’avaient inspiré ce sentiment de Tristesse dès le premier regard. Ils l’incarnaient et me le transmettaient. Mais a partir de ce reflet dans le miroir, je pouvais constater avec effroi que la Tristesse était quelque chose de contagieux : en témoignait ce sourire qui n’en était pas un. - « Suis-je vraiment heureux ? Est-ce que je vis ? Est-ce que je suis déjà mort ? Suis-je seul ? » J’étais triste. J’étais la Tristesse incarnée. Et pourquoi ? Parceque j’avais ce mal-être, qui se collait à mon Corps, qui se scotchait à mon Esprit, qui s’imprégnait de mon être tout entier. J’étais asservi, anéanti, face à mon propre reflet. Mal dans ma peau ? Moi ? Pourquoi ? Je tournais le mot dans tous les sens : « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? ». Les jours passaient lentement. Je ne me reconnaissais pas. Je m’affaiblissais moi-même à force de me morfondre dans ma blessure. Je n’osais même plus m’approcher de ce miroir qui m’avait fait tant souffrir. Je ne savais plus qui j’étais, qui je voulais être, qui accepterait un être comme moi.
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|  | | Mister WinehOuse ¤ Belyzelien Acharné ¤


Nombre de messages: 1567 Age: 18 Localisation: La Réunion [ ile perdu xD ] Date d'inscription: 27/05/2007
 | Sujet: Re: Suite "Sourire Triste"(Chap.1 et 2 en ligne) Lun 10 Aoû - 17:57 | |
| Ouah! Suuuper! Préssé de la Suuiiiitee! _________________ [URL=][img][/img][/URL] |
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